Parmenion

mercredi 30 novembre 2011

Pourpre

Ta voix, tes mots glissent comme couverture de soie,
Les barrieres sont franchies comme des haies dans mon rapport à toi
Tu m'enveloppes de douceurs dans cette entre soi
Ma sensualité me découvre autre dans l'antre de mon intimité sous tes doigts. 

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samedi 26 novembre 2011

Variation en Sol

Se déplacer au delà du monde, 
Juste une place sur un nuage,
Loin de ce qui colle à terre, l'immonde,
Tourne, tourne encore une page. 

Se laisser bercer par la douce Mel'ondine,
Sur un flot de note, briser les lignes,
Chaque croche soir et blanc s'envolent et l'on dine
Au mileu du lac, pique nique avec les cygnes.

Découvrir le mat, un noir et blanc,
D'une douce nuit partagé, à dormir,
Au milieu des poissons, au milieu d'un banc, 
Aquatique, de bulles de plaisir, la nuit finir. 

Se laisser bercer par la douce Mel'ondine,
Sur un flot de note, briser les lignes,
Chaque croche soir et blanc s'envolent et l'on dine
Au mileu du lac, pique nique avec les cygnes.

Mettre un pied devant l'autre les yeux embués de rêves,
S'étirer comme un chat aimant,
La pause faite  avec les souris. Trêves
Pour un magnifique homme de l'ombre ensemant.

Se laisser bercer par la douce Mel'ondine,
Sur un flot de note, briser les lignes,
Chaque croche soir et blanc s'envolent et l'on dine
Au mileu du lac, pique nique avec les cygnes.

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vendredi 10 juin 2011

Les liens

Comme des cordes sensibles,
Subtilement liées et enlacées.
A la recherche d'une cible,
Vers une bouche subtilement embrassée.

Prendre doucement le temps de mettre un mot
Devant l'autre, s'approcher, reculer, se détourner,
Comme une virgule, une boucle dans l'O
Se cajoler, s'exprimer, se rencontrer.

Juste un temps, une pause entre la noire et la blanche
Dans cet interstice où tout est possible,
De mon contact, ta peau est encore vierge comme un dimanche,
Où se mêle le tout, le rien; l'impossible.

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mardi 31 mai 2011

noeud gordien (1)

Parménion le savait maintenant, il se construirait sur un autre rivage. Loin de son berceau natal et de la cellule où il avait passé son enfance et son adolescence. Il gardait un lien étroit avec elle, en tant que jeune adulte. Mais les choses devenaient de plus en plus sur, Parménion devait se construire ailleurs, établir les sous bassement de sa propre maison, travailler pour que l'architecture de celle -ci soit moins branlante que celle où il avait vécu.

C'est dans un marasme de loyauté, d'injonctions contradictoires, de prédications funestes, que Parménion avait fait son nid. Les tragédies c'étaient succédées, les jalousies envenimées, les places  confuses.  Il avait une certaine compassion  pour cette univers dans lequel, il avait accepté la place qu'il lui était attribué. Il avait refusé de pleinement s'en détacher : beaucoup par manque de réaction, un peu par fatalisme, un peu par manque de courage face à une décision qu'il avait mantes fois repoussés. Parménion le savait, ce temps était enfin venu.

Sa matrice, Théresa jouait une sorte de mère martyre et sacrificielle au service de la famille : elle qui avait tant donné, qui continuait à se sacrifier pour la survie d'un clan, qui voulait tant la liberté pour ses propres enfants et qui en même temps, les confondait, les plaçaient à une place infantile et régressive. Sauf le petit dernier qui réussissait si bien, qui n'avait que des problèmes "normaux" face à lui et à sa soeur. Petit dernier qui avait décidé évidement d'habiter pour l'instant et tant que la situation ne lui était pas trop inconfortable dans le giron de sa mère. Les deux aînés s'en étant éloignés très vite :

 " Envolez vous mes enfants, ne me faites pas subir vos problèmes  mais parlez m'en. Il faut qu'on se parle j'aimerais en savoir plus sur toi."

Cette phrase n'était qu'un prétexte pour que Parménion puisse enfin se mettre à l'écoute de cette demi-déesse qui portait tel atlas le poids du monde, non par punition mais par un choix au combien assumé... Il était tellement bon de pouvoir montrer d'autres stigmates à la terre entière que ceux d'une maladie génétique  qu'elle avait transmise à ses garçons en héritage.  à s'arracher les cheveux sur la tête.

Son géniteur, dans de grandes angoisses existentielles et contagieuses  ne valait pas mieux : il lui avait appris le code pour verrouiller toutes les portes et rester dans un présent aussi inconfortable qu'il soit. Sa devise était " attention tu ne sais pas ce qui peut arriver si tu continues comme ça. " Chaque projet était soumis a ses doutes, à ses interrogations, et étaient précaires. Chaque pas dans la rue était selon lui l'occasion de la rencontre d'un chat noir. Il ne lui avait proposé aucun modèle, aucune manière de devenir homme. Pourtant son géniteur se sentait déjà menacé par ce petit d'homme qu'il ne voulait pas voir grandir par ce qu'il était soit disant dans une position où il la séparait d'elle. Parménion était le  rival malgré lui d'un œdipe que son géniteur n'avait terminé avec sa propre mère et sa femme/mère.

Eux, ils s'étaient mis ensemble, couple parfait et tellement imbuvable : Il avait trouvé chez elle, cette femme mère, cette vierge effarouchée qui portait le poids du monde. Elle avait trouvé chez lui, l'homme qu'elle pourrait dominer, le parfait enfant de ses propres délires d' Atlas incarnée. Duo improbable et tellement complémentaire où elle reprochait à l'autre la charge qu'il représentait, tout en ne le laissant vivre qu'en creux. En lui reprochant ses absences mais tout en ne lui laissant aucune place dans la gestion de la vie familiale.

Le couple se déforma, se tritura, se déchira comme on peut l'imaginer de ce duo où le rôle de chacun est écrit tel un récit de Sophocle. On ne dira pas qu'ils vécurent heureux mais ils eurent trois enfants dont lui, Parménion était l'ainé.

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lundi 30 mai 2011

boussole

La réponse à l'énigme du sphynx,
Ne peut être trouvé que si le mirroir reflete une image,
Sans se découvrir, soi même, à travers l'oeil de lynx,
Oedipe se retrouve, enfermé, dans ses doutes sur lui même, dans une cage.

Parmenion, se construisant hors des schèmes, avait compris, l'importance
De se façonner lui même, qu'aucun mirroir ne lui renverrait l'image espèré.
Qu'il ne devait que compter sur ses propres vents, sa propre portance,
Que c'était aussi une formidable liberté, de se construire à son gré.

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jeudi 19 mai 2011

chronos

L'instant est sauvage, animal, vivre intensément et s'ouvrir aux autres mais avoir ce sentiment que chaque minute où il ne se passe rien est une minute perdue. Que cet immobilisme perdure, alors que les choses n'ont jamais autant avancés que les moments n'ont jamais été aussi agréables.
La perspective de la route à suivre mène loin et pourtant être quelque part agglutiné, collé au présent, Comme si chaque minute vide rappelle profondément le temps de l'immobilisme où rien ne bougeait, trop centré dans une gangue pour qu'il se passe quelque chose de constructif d'infiniment fondateur de qui Parmenion est.
Le temps est vraiment devenu le sien  et non celui que l'on gère pour lui: peur de ne pouvoir se réaliser jusqu'au bout que les lunes succedent aux soleils, sans que les choses ne changent.
On ne peut rattraper quinze ans d'une vie passée en quinze jours et le temps devient plombs quand on le comprend. Ne plus être dans une projection d'un temps futur mais dans le présent de la réalisation de soi.

De nombreuses objectifs sont à pourvoir un par un et la montagne parrait immense à franchir mais prendre le temps d'être avec soi même et de l'ouverture aux autres. La gestion de l'horloge s'apprend et s'approprie comme un mirroir de soi même où l'on commence à apprécier l'image.

Ne plus remettre le sablier aux autres mais saisir chaque grain de sable pour soi même et vers un but que l'on est le seul à pouvoir se fixer. Se rendre compte qu'avant de s'intéresser au sablier, il y a des fondations entières de soi à réparer, solidifier, rajouter.

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jeudi 12 mai 2011

Tatouage

Celà résonnait comme une soirée vaine,
Celle dont on se dit qu'elle est posée pour rien.
Que rien ne consolerait la peine,
Une page blanche mais sans inspiration pour l'écrivain.

Il y eu ce besoin de mordre la vie qui m'habite en ce moment,
Cet impératif que chaque instant se vivent en plein et non en croeu,
Ce besoin d'adrénaline, de surprise, de nouveaux élément,
Par ce que chaque instant qui passe peut être comblé de nouveaux voeux.

Alors commence la recherche des pas de la danse,
Premier lieu vide présence incongrue,
Rien pour combler ce besoin imense.
Retour à la marche et à la rue.

Les habitudes sont la, deuxieme lieu de plaisirs,
Surprise d'un boeuf musical, un partage vertical,
Etre ensemble suffit comme désir,
Ton tatouage sur l'épaule note musicale.

Alors continue la recherche des pas de la danse,
Second lieu fermé et mise à nue
Toi et ton absence,.
Retour à la marche et à la rue.

Vint ce lieu un peu plus glauque mais retour aux habitudes
Recherche de nouveau, observation, prise de température,
Choix d'une nouvelle attitude,
Ecriture automatique point de rature.

Alors continue la recherche des pas de la danse,
De mes nouvelles capacités de séduction ému
Découverte du désir  de plaire, fin de l'ignorance,
Retour à la marche et à la rue.

 

 

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mercredi 11 mai 2011

Devenir homme

Permenion est un de ces assasins de l'ombre, que l'on ne voit pas, dont on ne sait rien et qui reste une énigme même pour ses amis les plus proches. Les rues de l'athènée, ont entendu son nom comme celui d'un assasin mais n'ont jamais vu son visage qu'il cache derrière des foulards des rubans, une capuche, seule deux prunelles flamboyantes se font voir.

On ne connait de lui que les contrats qu'il a signé, assasin de l'empereur, il ne rechigne pas à se mettre au service du particulier. Un homme vénal lui demanda un jour d'assasiner sa femme.  Celle qu'il avait épousé pour avoir le droit à son héritage, Elle s'appelait Digitale. Au moment de l'assasiner Permenion fut étonné du charme particulier de sa victime et voulu garder un lien avec celle qu'il voulait épargner.Il l'envoya se réfugier à Lutèce.

Les deux se livraient de plus en plus l'un à l'autre, plus ils se livraient plus ils remarquaient une magie qui les liaient comme si l'autre était un double, un jumeau. Ils ne purent s'empêcher de vouloir se revoir et de se tester. L'histoire ne dira pas comment ca c'est passé mais elle faisait de lui, un homme et lui lui permettait pleinement d assumer sa personnalité aussi ambivalente, complexe et particulière que la sienne.

Permenion comprit à ce moment-là qu'il aurait encore beaucoup de travail à faire sur lui même. Qu'il voulait finir les études d'alchimie qu'il avait commencer. Qu'il voulait enfin pouvoir être à visage découvert en acceptant son corps et son visage.Il sut aussi pourquoi Ca ne pourrait totalement marcher avec Digitale ni avec aucune femme et qu'il n'était pas non plus attiré par les hommes. C'est fort de tout ça qu'il allait consulter les maîtres de la pensée athénienne.
Il voulut aussi s'installer à Lutecia, la ville de Digitale mais surtout une ville qui l avait vu grandir par le passé et qui le faisait vibrer.

Permennion agissait comme un homme mais savait qu'il n'était pas entier. Il n'était jamais devenu pleinement homme. Permeninon acceptait pleinement son travail d'assasin même si celui ci ne lui convenait plus mais était plein de contradiction dans son rapport aux atres et à lui même, il ne se conaissait pas vraiment. Il était trop bloquer aussi pour accepter tout ce que la vie avait à lui offrir. Il savait que c'était un cadeau d'amour à lui même qu'il se ferait même s'il ne s'aimait pas encore assez.
L'alchimie était un rapport à la conaissance particuliere et il se rendait compte qu'il était fait pour apprendre puis pour transmettre. Dans une quête perpetuelle de lui même et des éléments alchimiques. Il était temps que Permenion aille au bout de lui même.
Il se sentait comme un brouillon avec des traits à passer au fusain pour enfin devenir une oeuvre comme chaque humain l'est. Il devait lacher définitivement ses vieux reflexes, sa vieille armure pour accepter de se laisser surprendre, lui qui voulait tout maîtriser et être en harmonie avec lui même.
Comme s'il possedait presque toutes les pieces d'un puzzle, qu'il en manquait certaines mais que tout était plus qu'à rassembler.

 

 

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Anthropologie du couple ou divagation lutécienne

Prologue

Ouvrir les yeux, c'est remarquer comment des petits gestes du quotidien, des attitudes, des bribes de dialogue sont révélateurs de notre quotidien et surtout de notre manière d'être à l'autre, à notre environement. Digitale a ouvert les yeux à son papillon de la mort : Permanion.
Nos contemporains bien observés ont des attitudes intéressantes et fortement révélatrice d'eux même, au delà des mots ou plutot dans l'indiscible, dans le sous entendus, dans l'attitude dans la manière d'être.
On trouvera donc ici le quotidien disséqué sous de petites pastiches anonymes par moment drôle, par moment moqueur mais surtout le plus fin possible.

Lutèce, la ville de Digitale a l'avantage d'avoir de longues avenues, de nombreux parcs, des espaces dédiés à la promenade, à la marche, et à la flanerie. Des moments de repos où l'on est purement soi même.

Les femmes ou les hommes portent un accesoire qui pouraient parraitre uniquement pratique et permettant de ranger ses effets : Le sac, le sac à main, la besace... La position de celui ci semble déterminant pour mesurer la distance entre deux êtres qui forment un couple. Si une femme porte le sac du côté du conjoint, on se rend compte que celui ci a beaucoup de main a lui donné la main et j'irais plus loin quelque part la femme rejette la présence de son homme.

J'ai remarqué un couple d'amis qui se conaissent depuis un certain temps d'un amour visiblement tendre qui après des années de vie commune sont encore à regler ses détails. Lui porte le sac, elle lui dit comment elle veut qu'il lui tienne la main. Lui semble tout penaud et attentif aux demandes de mon amie.
Dans plusieurs de ses attitudes on voit quelle cherche faussement à s'appuyer sur son avis pour lui laisser sa place d'homme mais elle reprend assez vite le dessus.

Il y a d'autres couple comme ses sportifs que j'ai observé marché qui ont chacun leur personalités, fortement affirmés et qui se tiennent uniquement par un doigt à elle qu'elle met dans sa paume à demi ouverte à lui.

Deux magnifiques mariés à l'allure royale, une femme des contrées d'asie et un de nos contemporain avance dans la rue vers la place de la nation. Le port est altier pour les deux. La mariée est magnifique. Chacun des deux semblent totalement investis par leur rôle. Pourtant en les observant plus longtemps se dégage quelque chose de théâtrale.

Me posant pour prendre des notes, j'observe un couple qui est allongé sur l'herbe, L'homme reste impassible les bras croisés, la femme tente une tentative de communication en le touchant auquel il ne répond pas. Elle finit par faire des mouvements avec ses jambes les frotants l'une à l'autre. Lui est totalement imperméable. Elle finit par s 'en détourner totalement malgré les approches de son conjoint et devient à son tour imperéable.

Une garçonne tout en noir fume sa clope en descendant l escalier, roule des hanches, des fesses. Son homme dans une attitude éfféminé se mordille les levres.

 

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Lutecia ou anatomie personelle d'une ville

Lutecia, ville au fleuve sacré,
Tu coules dans mes veines, tu coules dans mon sang
Toi qui porte une chevelure scintillante et dorée.

Les premieres caresses sensuelles,
A une femme adressée ne pouvaient avoir lieu que dans tes bras,
Luxure, stupre, romantisme suintent dans tes ruelles,
Ville de tous les ébats.

Ton hymen vert et grandement reposant,
Est le miroir de mes ébats de jeune libertin,
Ce n'est qu'à tes reflets de soleil couchant,
Que mon corps ne pouvait se lier au tien.

Ton agitation est permanente au maîtresse enfièvrée,
Tu coules dans mes veines, tu coules dans mon sang,
Pourtant c'est dans tes bras que je me sens vraiment appaisé.

Tu refletes tant de beauté mon amante parmi les amantes,
Que mes yeux se sont ouvert sur ce qui fait l'Homme
Tu es energique, lascive et dansante,
Une initiatrice, une maîtresse une dom.

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